Tuesday, September 14, 2010

L'histoire de la RTG Gabon

C’est à partir du 28 novembre 1959 que, le Gabon rentre dans l’ère de la communication audiovisuelle avec notamment l’inauguration officielle par le président Léon MBA de Radio-Gabon. Pour la première fois les populations entendirent leur président s’adressant en ces termes : «… Maintenant, je pourrai m’adresser à tous les gabonais, et les gabonais entendront ma voix comme si j’étais devant eux, dans leur maison… »

Situés à Louis, un quartier de Libreville les studios n’étaient reliés qu’à deux petits émetteurs, l’un d’un kilowatt, ondes moyennes ; l’autre de quatre kilowatts, ondes tropicales. Les studios eux-mêmes ressemblaient à une station d’amateurs, avec seulement une console de mixage portable, un seul micro, un magnétophone et une platine-disque.

C’est seulement en mai 1960, que Radio-Gabon va se doter d’une cabine technique et d’un studio que l’on peut qualifier de « moderne ». C’est aussi à partir de cette date que, Radio-Gabon va augmenter ses programmes. En 1961, le budget de la station s’élève à 40 millions de francs CFA.

Aussi, Radio-Gabon qui s’améliore au fil du temps s’internationalise puisqu’elle est captée dans la presque totalité des pays limitrophes et voit son auditoire augmenter de jour en jour.

Claude Mathieu (voir photo à droite au centre) fut le premier directeur de Radio-Gabon. Guy Roger OGOMBE, Vicky FOURNIER, Ruffin MOUKAGNI, Basile NGUEMA (animateurs), Jean-Bernard DJODJI, Clément ASSEH (opérateurs son), Daniel EKOMIE, Henri Teribert (journalistes) furent les pionniers de Radio-Gabon.

Après la radio, le mois de mai 1963 voit la naissance de la télévision gabonaise avec pour mission : « Informer, éduquer et distraire ». Georges RAWIRI (portrait) devient alors le premier directeur de la Radio et Télévision Gabonaise (RTG).

En inaugurant les premières émissions, le 9 mai 1963 en présence de M. TRIBOULET, ministre français de la Coopération, le président Léon MBA, annonce que « … La télévision ne sera pas pour nous un simple objet de distraction, elle sera un moyen efficace d’éducation et d’information… » A l’époque, l’émetteur mis à sa disposition était de 4 kW, et quelques temps plus tard de 30 kW.

Le programme inaugural, le 9 mai 1963 de la télévision gabonaise se présentait comme suit :

21 h 30 : Allocution de M. PONTILLON, directeur général de l’OCORA (Office de Coopération radiophonique)

Allocution de M. TRIBOULET, ministre français de la Coopération

Allocution du président de la République, M. Léon MBA

21 h 50 : Journal télévisé

La journée à Libreville

Les actualités dans le monde

22 h 20: Libreville-Paris en musique .Emission de variétés avec l’ensemble typique gabonais « Afro Succès » et : Les compagnons de la Chanson ; Petula Clark; Sacha Distel ; Dalida ; Sheila ; Charles Aznavour ; Johnny Halliday

23 h 10 : Magazine des Sports

23 h 30: Journal télévisé, dernières nouvelles

23 h 35 : Fin des émissions.

Vicky fournier

Une femme aux premières heures de la Radio Télévision Gabonaise, incontournable dans l’univers médiatique de son époque, Vicky est une figure emblématique de l’histoire de l’audiovisuel au Gabon.

Née à la Pointe Denis d’une mère Miénè et d’un père brésilien, elle est une descendante du Roi Denis Rapontchombo. Scolarisée à Saint-Pierre et passionnée de lecture, Vicky se dote d’une élocution quasi-parfaite. Puis elle s’envole pour le Cameroun rejoindre sa mère et fait la rencontre de l’homme de sa vie. Vicky se marie le 15 juillet 1950. De cette union naîtra un fils, aujourd’hui médecin et qui fait d’elle une mamie comblée.

Ainsi lorsque sera créée la RTG en 1959, Vicky Fournier intègre cette jeune équipe l’année qui suit en posant déjà sa voix sur les communiqués locaux, mais aussi sur les prévisions météorologiques. Encouragée dans un premier temps par Georges Rawiri puis par Agathe Okoumba d ‘Okwatségué. Après une formation en France, elle reprend son service avec un nouvel air de dynamisme et crée son premier magazine radio : « Le Magazine de la Femme », puis « J’ai glané pour vous », « Evocation du temps passé », « Vous qui voulez savoir », « Faites votre marché », « Mwana magazine ».

Ses thèmes principaux gravitent essentiellement sur le social : la condition féminine, les enfants et la culture. Cependant, elle connaîtra un franc succès avec une émission en langues vernaculaires « Elombé sika », « De la discussion jaillit la lumière ». Convaincue qu’une actrice sommeillait en elle, elle participe à trois films mythiques ; Carrefour de Pierre Marie Dong, Ayuma d’Yves Okwery et Ilombe. Vicky fournier passera 20 années à la RTG, puis 3 années à la Radio Panafricaine Africa n°1.
Elle prendra sa retraite avec le grade d’Inspecteur de production.



Weston au Gabon 1967


Weston Gabon 1967 – Jazz pianist and composer Randy Weston autographing album jackets for students in Gabon, 1967.

Thursday, September 9, 2010

Friday, August 27, 2010

La plus vielle cathédrale d'afrique de l'ouest



St. Mary's Cathedral in Libreville, Gabon. Built in 1864, when the Gabon was a French colony. It is the oldest cathedral on the west coast of Africa.
Centennaire du Gabon,Libeville, Juin 1950.Le President Fourcade avec un pretre et,assis de d.a g.:Mme. Jeanne Vialle,Depute;M.Cornut-Gentile,Haut-Commissaire en AEF;et Jean Jacqes Juglas,Commission Outre-Mer de l'Assemblee Nationale - 100-years jubilee,Gabon,195.
Bac
Déposition d'un pierre pendant une messe. Un évêque.Libreville,Gabon 1950 Laying a stone during mass,Libreville,Gabon,1950.



Centenaire du Gabon,Libreville,Juin 1950: L'ancien Gouverneur Jean Fourcade (haut-de-forme), Bernard Cornut-Gentile,Gouverneur General de l'AEF, un inconnu - 100-years jubilee of Gabon,June 1950.
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Centenaire du Gabon, défilée devant le palais du Gouverneur,1950 - 10 years'jubilee of Gabon;parade in fromt of the governor's palace,1950.
Salut au drapeau le 11 Novembre 1940,Libreville,Gabon. Au milieu le Col.Monclar, plus tard Commandant des Forces Francaises pendant le Guerre de Coree - Hoisting the flag,November 11,1940,Libreville,Gabon.
Les épaves d'un avion de troupes de Vichy,abattu pres de Libreville,Gabon,Oct.1940.The remains of an airplane of the Vichy-forces,brought down near Libreville,Gabon, October 1940.

Centenaire du Gabon a Libreville,Juin 1950.De droit a gauche:Jacques Fourcade,President de l’Assemblée de l'Union Française,sa femme,Pierre Pelieu,Gouverneur du Gabon, inconnu, François Reste, ancien Gouverneur Général de l'AEF(en habit).100-year jubilee


The music of Gabon is heavily influenced by the rumba, both the Cuban that was broadcast by Radio Belgian Congo, who formed the first modern orchestra of the country. It was not until the late 1960’s until musicians would take the Afro-Cuban rumba as well as jazz, rhythm ‘n’ blues and combine them with traditional Gabonese elements like “ndjembé” and “bwiti” to define their own sound.

Hopital


A GENERAL ACCOUNT OF THE EVOLUTION OF COLONIAL HOSPITALS

When military operations are being undertaken, the sick and the seriously-injured are admitted into basic and makeshift installations : first-aid posts and ambulant hospitals in the countryside.

In times of peace, the hospital is a source of confidence for the indigenous people while it welcomes and looks after the European population as well as native soldiers and civil servants. Permanent installations, better and better equipped, are called ambulances, health centres and finally hospitals.

Hospital in the principal town of a colony

This last stage is attained when two conditions are fulfilled : on the one hand, the admission of patients into well fitted-out shelters; on the other hand, high-quality medicine all the more efficacious when it is dispensed by specialists capable of handling more sophisticated techniques.

Evolution is progressive. The beginnings are modest : two physicians, one in charge of medicine, the other of surgery (the chief physician of the establishment has the highest rank), a chemist, an administrator, some members of the staff, besides whom are native workers, more and more numerous as time goes on and better and better trained. The hospital necessarily contains an operating theatre, a maternity ward, a laboratory, a ward for the mentally unwell... but also the kitchen, the linen room, the garage...



The advent of electricity revolutionizes working conditions : surgical operations take place under bright lights, the autoclaves and the sterilizers are modernised. Later on, x-rays, refrigeration, cold chains and air-conditioning transform the practice of medicine.

At the beginning, only military personnel are in the services : in the fever and contagion sections as far as medicine is concerned and in the section for the wounded in surgery. The qualifications of these workers are made more explicit.

After the Second World War, most of the hospitals are renovated, others are built. Special branches of medicine begin to appear : Paediatrics, Respirology, Gynaecology...

Non-military public employees are recruited. They are few and occupy such posts as that of chief midwife or dentist.

Special attention is given to the needs of poor indigenous people, who have been receiving free medical attention accorded to the natives. Very often, as in Bamako, in Conakry..., they are admitted into particular quarters or wards. In the big capitals, a second general hospital is built for them, for example in Dakar, in Antananarivo, in Pnom-Penh, in Saigon. These hospitals are also directed by the Colonial Health Service.

Fr. Marcel lefebvre poses with seminarians from the Grand Seminary in Libreville, Gabon (1936), of which he became Rector in 1934.
Three of his students will become bishops: Bishop Makouaka, Bishop Okamba an Bishop François Ndong (circled),
who will become the first Gabonese bishop. Archbishop Lefebvre himself will perform the episcopal consecration in 1961.
Two others will become heads of state. Fr. Lefebvre wears the hat.

Sunday, March 22, 2009

Ebâ föne, plat traditionnel fang source: monefang

Friday, March 20, 2009

O.R.T.F., Radio,

Télévision,

Le Tout Antenne, le guide des vedettes de la radio et de la télé 1978, les émissions les plus écoutées , R.T.L. , Une édition ciné-revue, 1978, 246 pages. 140 vedettes de la TV (animateurs, présentateurs, journalistes) ont chacun droit à une notice individuelle, souvent illustrée d'une photographie. Retrouvez enter autres des personnalités aussi diverses que Philippe ALEXANDRE, Jean AMADOU, José ARTUR, Pierre BELLEMARE, Jean-Claude BOURRET, Stéphane COLLARO, Roger COUDERC, DOROTH2E, DRUCKER, Denise FABRE, FABRICE, Jean-piere FOUCAULT, Anne GAILLARD, Danièle GILBERT, Jean Bernard HEBEY, Michel LANCELOT, Guy LUX, Zappy MAX, ceux qui sont partis, ceux qui sont restés : il faudrait recopier la table des matières. toute la TV de la fin des années 70!Broché, tranche légèrement salie, bon état, (vendu)

Télé programme Magazine, n° 322, du 24 au 30 décembre 1961, "Noël", Jean Pierer Cassel et Anne Doat dans "le Mariage de Figaro", broché, 76 pages, bon état, 6,86 euros (45 francs).

Télé 7 jours, Almanach de la TV 1971, 176 pages. Cartonné souple, Jacqueline Huet en couverture, Les vétérans de la TV, Les Shadocks, Jacques Legras, Pierre Dac, les speakerines des centres régionaux de l'O.R.T.F., la radio, Armand Jammot, Desgraupes... , bon état, (vendu)

Télé 7 jours, Almanach Guide TV 1968, 192 pages.

Avec Jacqueline Caurat, Denise Fabre, Jacqueline Huet, Pierre Tchernia, Jean Nohain, Léon Zitrone, Micheline Dax…

Reportage sur « les Habits Noirs »…

Cartonné souple, 20 sur 28 cm, Couverture légèrement salie. Bon état intérieur. 18 euros

André Paul ANTOINE, Le chevalier tempête, collection "Télé-Souveraine", "Rouge et Or Souveraine" n° 255, G.P.-O.R.T.F., 1967, 187 pages. Illustré de photographies extraites du film télévisé par l'O.R.T.F., jaquette illustrée, état moyen, tampon de bibliothèque rayé, 9,90 € ( 65 francs)

Claude BARMA, Jacques ARMAND, Pierre GASPARD-HUIT, Les Corsaires, collection "Télé-Souveraine", "Rouge et Or Souveraine" n° 255, G.P.-O.R.T.F., 1966, 187 pages. Illustré de photographies noir et blanc et couleurs extraites du film télévisé par l'O.R.T.F., jaquette illustrée, bon état, 11, 60 €.

Claude CAMPAGNE, Adieu mes quinze ans, collection "Super 1000", les presses de la Cité, département GP, 1963, 251 pages. Illustrations de Daniel DUPUY. Le roman qui a inspiré le célèbre feuilleton télévisé. Cartonné, avec sa jaquette plastique (légèrement déchirée), plat de couverture décoloré, bon état intérieur, 19,06 € (125 francs)

Georges de CAUNES, Télévisas, Raoul Solar, 1966, 313 pages. Récits de reportages au Groenland, en Amazonie, à Tahiti, aux Açores. Nombreuses photographies hors-texte. Relié, très bon état, seule la jaquette couleurs est légèrement frottée, 19,06 € (125 francs)

J.-C. DERET, Thierry la Fronde, Isabelle aux sabots, collection "les romans du livre d'or", O.R.T.F., éditions des deux coqs d'or, 1965, 60 pages. Adaptation du feuilleton TV que l'on ne présente plus!. Illustré de nombreuses photographies couleur et noir et blanc tirées du feuilleton, dont certaines pleine page. Cartonné, 15 sur 23 cm, état neuf, 19,06 € (125 francs)

J.-C. DERET, Thierry la Fronde, Le Filleul du Roi, O.R.T.F., 1964, 15 pages. Adaptation du feuilleton TV que l'on ne présente plus!. Illustré de nombreuses photographies noir et blanc tirées du feuilleton. Cartonné souple 15 sur 23 cm, couverture légèrement déchirée, quelques salissures, 9,90 € ( 65 francs)

Alexandre DUMAS, Les compagnons de Jéhu, collection "Télé-Souveraine", "Rouge et Or Souveraine" n° 682, G.P.-O.R.T.F., 1966, 187 pages. Illustré de photographies extraites du film télévisé par l'O.R.T.F., jaquette illustrée, bon état , (vendu)

Danièle GILBERT, Je reviendrai, Michel Lafon, Carrere, éditions 13, 1984, 191 pages. Nombreuses photographies : biographie de Danièle, Jacques Martin, Serge gainsbourg, Pierre Tchernia, Line Renaud, Michel Drucker et bien sûr Giscard à l'accordéon, Guy Lux et le dernier plateau avant "La Ferme". Cartonné, excellent état, (vendu)

Jean-Pierre JAUBERT, (scénario, adaptation et dialogues), Le petit monde de Marie Plaisance, Gautier Languereau, 1969, 182 pages. Adaptation littéraire de Sabine BERNARD-DEROSNE, d'après le feuilleton télévisé produit par l'O.R.T.F.. Photographies noir et blanc tirées du feuilleton. Relié toile rouge, très bon état, 12,96 € (85 francs)

Etienne LALOU, Regards neufs sur la télévision, "Peuple et culture", numéro 12, le Seuil, 1957, 186 pages. nombreuses photographies, (studios, Jacqueline Joubert, télécinéma), carte de la couverture TV en France en 1957. une réflexion prémonitoire sur ce média. broché, une petite déchirure sur la couverture, bon état, 12,96 € (85 francs)

Enrique MELON - MARTINEZ, La télévision dans la famille et la société moderne, ESF, 1969, 207 pages. Préface de Pierre Lazareff. Cartonné souple, très bon état, 12,96 € (85 francs)

Gérard SIRE, Un taxi dans les nuages, collection "Télé-Souveraine"," Rouge et Or Souveraine" n° 2732, G.P.-O.R.T.F., 1969, 186 pages. Illustré de photographies extraites du film télévisé par l'O.R.T.F., jaquette illustrée, état neuf, 9,90 € ( 65 francs)

Agnès VAN PARIS et Bernard THOMAS, Les atomistes, roman feuilleton O.R.T.F- Denoël, 1968, 217 pages. D'après le roman feuilleton télévisé de A. Van Parys, L. Keigel, M. Levine et B. Thomas. Broché, cartonné souple, couverture illustrée de photographies tirées du feuilleton, bon état, 12,96 € (85 francs)

Rin Tin Tin et Rusty, "Rintintin contre Rintintin", collection "Vedettes TV", n° 98, mars 1968, numéro géant, 82 pages. Les aventures de nos héros en Bandes dessinées, contient également toujours en BD, "Kid Roy", "Des agents très spéciaux" et "Sciuscia", 18 sur 26 cm, bon état intérieur mais la couverture est un peu fatiguée, 6,86 euros (45 francs).

Rintintin, , n° 22, 1971, 69 pages. Les aventures de nos héros en Bandes dessinées, contient également toujours en BD, "Crazy Horse", "les apaches du ciel" et "Thunga, 18 sur 26 cm, bon état intérieur mais la couverture est un peu fatiguée, 6,86 euros (45 francs).

Léon ZITRONE, Ouvrez le poste, histoires drôles de télé, Les presses de la cité, 365 pages. Excellent document sur l'histoire de l'O.R.T.F., Léon parle de son travail de journaliste, essaye de clarifier les relations avec son public et publie des lettres de téléspectateurs. En fin de volume souvenirs d'interviews : Gabin, Jonhson, Sophia Loren... Nombreuses photos de Zitrone en pleine action : le 20 heures, reportages, interviews de célébrités. Relié, jaquette couleur (léger manque en bas), 12,96 € (85 francs)

Léon ZITRONE, Léon Zitrone vous parle de l'U.R.S.S., interviews libres en Union Soviétique, del DUCA, 1960, 294 pages. A l'occasion du tournage d'un film, Léon Zitrone est retourné dans le pays où il est né en 1914, et a utilisé sa parfaite connaissance du russe pour interroger des citoyens soviétiques sur l'argent, la liberté, la religion... Un document sur la détente : "cette différence entre eux et nous... est au fond bien petite. Elle ne vaut pas la peine que l'on s'en fasse un monde, ni que l'on s'acharne à détruire celui des deux qui nous plaît le moins." Broché, photographie d e l'auteur en couverture, très bon état, 12,96 € (85 francs)

Christine FABRÉGA présente Le Mot le plus long, Jouets éducatifs universels, 1965, nouvelle édition 1973. Boîte de jeux bien complète de tous ses accessoires (dont le "minuteur", en fait un sablier!), et de la règle du jeu. Boîte cartonnée, (un coin frotté mais le plateau et l'intérieur sont dans un état proche du neuf. avec bien sûr le sigle de l'O.R.T.F.! 19 euros

Friday, March 7, 2008

LASSERRE (Guy) - Libreville. La ville et sa région (Gabon. A.E.F.) Etude de géographie humaine.

Paris,A. Colin, 1958. 24 cm 348 p. pl- h.-t. cartes Bibliogr 19 NF- Cahiers de la Fon dation nationale des sciences politiques 98 étude de Guy Lasserre sur Libreville et sa région vient enrichir un domaine où existent encore que bien peu ouvrages Elle mérite bien des titres de retenir attention

Une première partie morphologique décrit la ville européenne et les villages ï> africains ainsi que auteur qualifie toutes les agglomérations afri caines qui entourent le centre sous une variété aspects de paysages propres poser la question de la réalite urbaine de Libreville Ancienne Barraca portugaise Aumale plus tard Libreville fut abord un établissement maritime créé par la Marine royale en 1843 afin de réprimer le trafic négrier et aussi afin assurer la Chambre de commerce de Bordeaux une base dans le golfe de Guinée où elle pourrait lutter effica cement contre la concurrence anglaise et américaine Le site choisi apparaissait prometteur un vaste estuaire où débouchaient plusieurs cours eau par lesquels on espérait pénétrer intérieur du conti nent Le comptoir du Gabon se développa tant que dura économie de traite Mais quand vers la fin du siècle dernier éconon.ie exploitation substitua quand il fallut envisager aménagement de arrière-pays estuaire se révéla être qu un leurre était en réalité un bras de mer les voies de pénétration vers intérieur étaient pratiquement inexistantes Lasserre souligne très justement cet égard le caractère insulaire de Libreville Privé arrière-pays Libreville existait surtout en vertu de ses fonctions admi nistratives lesquelles avaient attiré sur place le siège social des sociétés com merciales Lorsque vers 1892 okoumé se révéla être une source de richesse ce sont ces facteurs centripètes qui agirent en faveur de ancien comptoir et qui permirent Libreville de devenir malgré la concurrence de Port-Gentil pourtant mieux situé un centre important exploitation forestière et être dotée enfin une région si restreinte soit-elle- Mais comme le note auteur exploitation de okoumé ne diffère guère de économie de traite traditionnelle il agit toujours du fait primitif de destruction végétale Les implications économiques en seront faibles peu établissements industriels exception de quelques scieries et usines de dérou lage pas même la création un port les grumes se chargeant plus aisément dans les rades foraines de estuaire ou de la cote Quant aux importations elles sont limitées par la dimension restreinte un arrière-pays très faible densité où 200 Européens et 000 Africains tout au plus exploitent okoumé dans les chantiers forestiers Ajoutée aux 15 000 habi tants des Librevilles cette population ne représente guère un débouché sus ceptible alimenter un trafic important et de justifier existence un port- Rares sont les villes africaines établies en fonction de données précises de localisation industrielle ou commerciale- Bien souvent des régions écono- miques ont été ainsi ouvertes au hasard de implantation un poste et les facteurs historiques ont fréquemment violenté les données économiques Libreville est cet égard un cas très caractérisé de la formation une région écono mique autour un pôle exogène de caractère administratif et colonial malgré absence de facteurs favorables et la mauvaise articulation de arrière-pays et de la ville La seconde partie de ouvrage considère donc cet important problème et rassemble une masse considérable de matériaux tellement même que étude touffe sous leur poids mille détails mille précisions aplanissent parfois les idées auteur que on sent prêt soutenir les thèses il ébauche est en outre victime du mode exposition il choisi La monographie ne permet guère que la description et proscrit argumentation Ceci est encore plus appa rent dans la troisième partie de ouvrage consacrée aux problèmes humains Il eût été intéressant étudier Libreville qui semble présenter un milieu révélateur cet égard le processus intégration des zones de peuplement afri cains la ville de cerner en autres termes le phénomène urbanisation dans sa dynamique Il eût fallu pour cela caractériser chacune de ces Libreville noires mais leurs caractéristiques apparaissent au fil des rubriques sans être jamais regroupées Pourtant si on mettait bout bout certains éléments taux de féminité structure par âge maintien de la tradition importance des cultures vivrières qualité des cases etc on verrait sans doute apparaître de fa on plus cohérente ces agglomérations noires dans leurs différentes phases intégration depuis le village vivant encore largement sur la brousse jus au quartier proprement dit Or auteur emploie indifféremment les deux termes tout au long de son étude pour toute zone peuplée Africains En outre les définitions administratives des quartiers sont reprises presque sans discussion alors il se serait agi de préciser les critères économiques et sociaux permettant de tracer un découpage plus authentique Une distinction plus serrée eût encore permis auteur appuyer certaines démonstrations sur des bases plus fermes est en particulier le cas en ce qui concerne le niveau de vie des Africains auteur affirme avec raison que ce est que par agriculture vivrière encore largement exercée par la population africaine que celle-ci peut dans son ensemble subvenir ses besoins Ceci procède de la simple observation de activité des femmes africaines Mais lorsque auteur entreprend en faire la démonstration économique et étendre ses conclusions autres villes africaines comme Brazzaville il ne nous convainc pas. Tout abord il ne donne nulle part le chiffre de la population mâle de 15 45 ans La compa raison de ce chiffre avec celui de la population effectivement employée eût permis évaluer combien de familles africaines dépendent essentiellement des ressources vivrières Une étude par village de ce problème eût permis de localiser cette population et de mesurer le degré intégration économique de chacun eux la ville Lesquels campent aux portes de la ville lesquels sont intégrés auteur non seulement ne fait pas cette distinction maisappuyant sur la simple estimation que 70 de la population salariée touche un revenu inférieur au minimum vital il en conclut que est la somme totale de numéraire circulant dans le secteur africain qui est inférieure aux besoins De là il af rme que des activités telles que le commerce ajoutant rien cette somme ne peuvent améliorer la situation des Africains En se pla ant sur ce terrain auteur affaiblit sa démonstration Il oublie une partie des Africains de Libreville 30 dans ce cas touchent des revenus supérieurs au minimum vital que le commerce entrepris par les catégories les moins favorisées permet une redistribution partielle du revenu global en leur faveur Puisque le secteur africain satisfait lui-même une partie de ses besoins la monnaie accomplit un circuit nouveau sa masse brute ne permet donc pas de mesurer la con sommation réelle Mais cette différence entre masse fiduciaire brute et revenus globaux existe également dans les sociétés échanges généralisés Elle donc pas de valeur démonstrative- Pour étendre ces conclusions Brazzaville il rut fallu démontrer en outre que le rapport population active potentielle hom mes de 15 45 ans population active employée est comparable Or Brazzaville le pourcentage de la première la seconde esc de 95 Libre ville il est sans doute pas supérieur 60 ou 70 Le chômage prend une autre valeur qualitative certaines solutions essentielles dans un cas ne seront accessoires dans autre Les formes auto-subsistance du secteur africain peuvent être différentes De tout ceci il reste ce qui est profondément juste et ouvrage de Lasserre en apporte une nouvelle démonstration que le salaire en pays sous-développé est largement con comme le salaire appoint une population agriculteurs se nourrissant elle-même est par ce biais que économie capi taliste issue de la colonisation alimente aux dépens du secteur pré-capitaliste Et auteur raison en déduire que la nouvelle législation des salaires qui tend leur donner leur signification européenne contribue hâter urba nisation des villes africaines en favorisant la rupture avec ancienne économie de subsistance accroître la dépendance des Noirs égard des Européens qui détiennent le marché du travail et par conséquent rendre combattit le syndicalisme et précipiter évolution politique et sociale de Afrique nou velle Enfin la partie sociologique de ouvrage est très certainement la plus vulné rable On relève des impropriétés de termes des simplifications qui irritent quelque peu les sociologues appliqués préciser concepts et phénomènes au même titre sans doute que les géographes irriteraient de emploi inadéquat des termes ils ont forgés ouvrage de Lasserre est une richesse réelle Il complète la littérature consacrée aux villes africaines Il rassemble une documentation vaste et ordon née utile non seulement au géographe mais aussi au sociologue Il incite de nouvelles recherches Souhaitons une sociologie maintenant devenue plus aisée grâce étude de Lasserre vienne compléter cette géographie des Librevilles noires

Claude MEILLASSOUX